Le prix des terrains constructibles flambe !

Doit-on réguler le prix des terrains constructibles ? © illustrez-vous
partage(s)

L'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) constate que les prix des terrains constructibles ont augmenté de plus de 60 % en 8 ans ! Elle invite le Ministère à mettre en place un baromètre et pousse l’autorité de la concurrence à examiner de plus près le phénomène.

Et si le coût du foncier commençait à devenir un réel problème pour le marché immobilier dans son ensemble ? Entre 2006 et 2013, son augmentation a été trois fois plus rapide que celui de la construction. En effet, en France, le prix moyen d'un mètre carré de terrain est passé de 46 à 73 € dans ce laps de temps, soit une hausse de 60 %, trois fois supérieure à celle du prix moyen du mètre carré de bâti (de 1 031 à 1 244 €), assure l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) dans une étude menée en Aquitaine.

Chiffres clés

Entre 2006 et 2007, le prix moyen d'un m²  de terrain, en France, est passé de 46 à 73 €.

Le prix des terrains suivi par un baromètre dédié

La CLCV prône une forme de régulation face à cette forte croissance du prix du foncier et à sa grande variabilité, qui s’expliquent notamment par « l'absence d'un marché organisé et ouvert ». L’association a même saisi la Ministre du Logement Sylvia Pinel, lui demandant de mettre en place un « baromètre local des prix du foncier constructible », identique à celui des notaires sur les prix des logements anciens. « Parallèlement, notre association saisit l'Autorité de la concurrence pour avis sur le fonctionnement du marché du foncier », précise l'association.

Risque de rétention foncière

L’association illustre son propos en se référant à un terrain de dimension classique pour une maison individuelle, coûtant en moyenne 33 000 € et représente 31% du coût de la maison dans la communauté d'agglomération du Libournais, contre 54 000 euros et 47% dans la communauté de communes voisine du Sud Libournais. Le hic, c’est que l’absence de « transparence sur les prix du foncier et d’un marché structuré incitent à la rétention foncière et renforcent le phénomène de renchérissement du foncier », note la CLCV. Plutôt dommageable à l’heure où le gouvernement ne parvient pas à atteindre son objectif de production de logements…

Nous souhaitons que collectivités locales, Etat et entreprises publiques soient offensifs en libérant plus de terrains et en prévoyant des cessions à coûts réduits pour le logement social ».

Association nationale de défense des consommateurs et usagers

La rédaction vous conseille :