Les prix du neuf jouent la stabilité

Les prix du neuf jouent la stabilité
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Dans un marché immobilier ralenti au niveau des ventes et des mises en vente, la stabilité des prix dans le neuf est un élément positif pour l’acquéreur.

« On a beau analyser les statistiques dans tous les sens, on ne trouve rien dans les chiffres du 3è trimestre permettant d’évoquer un début de réaction positive du marché au plan de relance annoncé par le Premier ministre fin août. La baisse des ventes aux particuliers se poursuit et les ventes en bloc et celui des résidences services suivent les mêmes tendances » observe Alexandra François-Cuxac, vice –présidente de la FPI et présidente de l’Observatoire.

Alors que 74 000 logements neufs privés (hors ventes en bloc et résidences services) se sont vendus en 2013 et compte tenu des 52 000 ventes réalisées sur les neufs premiers mois de 2014, la fédération table sur 72 000 ventes cette année.  Crise de confiance, peur du chômage pour les acquéreurs et attentisme des investisseurs expliquent le ralentissement du marché.

3 946 €/m², le prix moyen dans le neuf sur la France entière

Depuis 18 mois, le prix de vente moyen, hors parking et à TVA à 20 %, en France reste stable en province comme en Ile de France :

  • 3 638 €/m² en province
  • 4 648 €/m² en Ile de France

Ces tendances masquent néanmoins de grandes disparités entre les régions et surtout une grande volatilité des prix  régionaux sur un trimestre. Malgré un marché délicat, les prix ne baissent pas reflétant la rareté de l’offre disponible, l’incompressibilité des coûts de production et le poids de la fiscalité.

Alexandra François-Cuxac, vice –présidente de la FPI

« La France bat le triste record de la fiscalité européenne en matière de construction neuve. TVA à 20 %, taxes indirectes liées aux dépôts de permis de construire, droits d'enregistrement, pour un achat de 200 000 €, leurs montants s'élèvent à 54 000 € contre 17 000 € en Italie »

La crainte d’une production inférieure à 300 000 logements

Depuis des mois, la FPI est en discussion avec le ministère du Logement et Bercy. Depuis des mois des annonces ont été faites montrant la sensibilisation des pouvoirs publics au logement et a fortiori au bâtiment et à l’emploi. Mais se désole François Payelle, président de la FPI, l’absence de traduction concrète et rapide des annonces risque de devenir contre-productive, les acquéreurs attendant qu’elles deviennent réalité . Le plan d’urgence  doit être traduit en actes avec des messages clairs et sans équivoque. Et chaque mois renforce la crainte d’une production inférieure à 300 000 logements en 2014.