Boulogne-Billancourt, des maisons sur le toit des immeubles !

Sur le toit d’une maison, le prix du m² est logiquement plus élevé ! © Esprimm
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Drôle de situation à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine : quatre triplex, posés sur un immeuble de bureaux surplombant la ville, ont été récemment vendus.

Des logements boulonnais à 1,1 M€

Il faut lever la tête pour distinguer les quatre cubes de verre et de bois blanc des nouveaux logements construits sur la commune de Boulogne-Billancourt. En resserrant le focus, on devine quatre maisons individuelles, qui ont été rapidement vendues dans une ville où le foncier se fait rare. D’une surface de 80 à 100 m², elles ont trouvé preneurs pour 1,1 M€ chacune. Les futurs propriétaires emprunteront les mêmes ascenseurs que les salariés des bureaux, mais bénéficieront de codes particuliers.

Une structure imaginée par un architecte en pleine ascension

En haut, la sensation de vide a été savamment entretenue. Un garde-corps de verre donne le vertige, mais c’est voulu, comme le confirme malicieusement Vincent Eschalier, l’architecte à l’initiative du projet pour le promoteur Esprimm : « C'est vrai qu'on est pas mal dans le ciel, au-dessus de tout le monde ». A 34 ans, le jeune architecte construit son petit bonhomme de chemin. Après avoir collaboré auprès de Franck Gehry, notamment pour la Fondation Louis Vuitton ou encore le designer Mark Newson, il a ouvert en 2009 son agence où se croisent une dizaine d’architectes. 

Entre 5 000 et 7 000 € le m² 

En 2013, Vincent Eschalier avait fait à peu près la même chose sur le toit d’un immeuble du 13e arrondissement de Paris : « Construire sur un toit est compliqué, et plus cher aussi », affirme-t-il à l'AFP, avec un coût moyen de 5 000 à 7 000 € le m2 (hors taxes) contre 3 000 ou 4 000 € pour une construction classique. Les temps de réalisation sont trois fois plus rapides, les maisons en ossature bois s’appuyant sur des éléments préparés en usine.