Rénovation urbaine : 45,2 Md€ investis dans 594 quartiers prioritaires !

Rénovation urbaine : 45,2 Md€ investis dans 594 quartiers prioritaires !

L’Observatoire national de la politique de la ville a fait le point sur l’avancement du programme national de rénovation urbaine : entre 2003-2013, 45,2 Md€ ont été investis dans 594 quartiers prioritaires.

Logements en France : une vraie dynamique de rénovation urbaine

1 006 320 c’est le nombre de logements concernés par les opérations liées au programme national de rénovation urbaine (PNRU ou ANRU I). Le deuxième rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), remis jeudi 6 avril à Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et à Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat chargée de la Ville, assure que le PNRU a touché 97 % des logements prévus, soit 981 115 unités. 

Bon à savoir

Depuis 10 ans, le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU) mobilise les acteurs publics et privés, les élus, les services de l’Etat, les partenaires sociaux et les organismes HLM pour améliorer le cadre et les conditions de vie des habitants

45,2 Md€ investis dans 594 quartiers prioritaires

Le rapport entre dans le détail : au 31 décembre 2015, à la fin de la phase de programmation et d’engagement du PNRU, 80 % des opérations relatives à l’habitat de l’ANRU I étaient terminées, soit 809 454 logements. Près de 810 000 logements traités dans le cadre d’une rénovation urbaine et 171 661 autres étaient en cours de traitement au 31 décembre 2015. Pour relever ce défi, le PNRU a mobilisé d’importants moyens financiers puisque 45,2 Md€ ont été engagés auprès de 594 quartiers prioritaires et ce sur dix ans à travers 399 conventions signées entre l’Agence Nationale de Rénovation Ubaine et les différents porteurs de projet, villes ou EPCI.

Bon à savoir

L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine est l’interlocuteur unique des collectivités locales et des organismes d’HLM qui souhaitent mettre en oeuvre des projets de rénovation urbaine dans les zones urbaines sensibles (Zus).

Des efforts à poursuivre jusqu'en 2020

Malgré ce bilan en apparence positif, l’ONPV assure que l’Anru I n’a pas atteint la totalité de ses objectifs. Une étude, publiée en février 2017 et menée conjointement par l’université de Singapour, et le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques de Sciences Po, constate que « le PNRU a induit, en dix ans, une modeste diminution du niveau de pauvreté dans les quartiers ciblés », mais « cette diminution s’observe uniquement dans le parc social ». La fin des projets devrait toutefois s’étaler jusqu’en 2020, puisque des opérations ont été ajoutées en cours de projet et que de nombreuses contraintes opérationnelles se sont présentées (nécessité de répondre aux demande de relogement, problématique de maîtrise foncière, obligation de dépollution ou de fouilles…), et même des contraintes financières (augmentation des coûts de construction, désengagement de certains financeurs…), ralentissant le projet », écrivent les auteurs de l’étude.