Bien choisir son assurance emprunteur, c'est faire de vraies économies

Bien choisir son assurance emprunteur, c'est faire de vraies économies

Quels que soient vos besoins, étudiez de près votre assurance emprunteur, tant au niveau de la couverture offerte que des tarifs proposés. Vous pouvez économiser beaucoup d'argent.

Quelles sont les garanties d'une assurance emprunteur ?

Souscrit au moment de la signature, votre assurance de prêt vous couvre contre un certain nombre de risques : 

  • Contre le décès/perte irréversible d’autonomie, tout d’abord. Votre assureur s’engage, ici, à rembourser le capital restant dû, mais en général, pour une durée limitée (elle s’achève souvent à 70, 75 ou 80 ans).
  • Seconde assurance, la garantie invalidité/incapacité de travail, temporaire, partielle ou totale suite à un accident ou à une maladie. Toutefois, sachez, ici, qu’un délai de franchise est nécessaire et que cette garantie, elle aussi, ne s’applique plus au-delà d’un certain âge.
  • Enfin, certaines assurances vous proposent de couvrir le risque de perte d’emploi. C’est une assurance facultative qui assure une prise en charge temporaire du remboursement des mensualités d’emprunt en cas de chômage. Cette alternative est à étudier si vous travaillez dans un secteur où les risques de licenciement sont importants.

Gagnez entre 5 % et 20 % du coût du crédit

Vous devez absolument étudier de près l’assurance que vous propose votre banque au moment de la signature. D’une part, informez-vous sur le niveau de couverture offert. Vérifiez bien les éventuelles exclusions notamment si vous exercez une profession à risque (pompier, convoyeur de fonds, policier…). Pensez également à souscrire une assurance pour chaque emprunteur, si vous empruntez à deux, ou plus. Ainsi, en cas de décès, l’assurance remboursera le crédit immobilier à hauteur de la quotité attribuée au défunt. Enfin, étudiez de près le prix annoncé. Car, selon les cas, votre assurance peut représenter entre 5 et 20 % du coût total du crédit ! Depuis la loi Lagarde qui a été optimisée avec la Loi Hamon, il est possible de faire jouer la concurrence. Vous pourrez économiser jusqu’à 65 % sur ce poste.

Peut-on être couvert en cas de grave maladie ?

Jusqu’au début des années 2000, souscrire une assurance de prêt était quasiment mission impossible pour les personnes âgées ou les personnes victimes de graves problèmes de santé. Mais en 2007, la signature de la convention AERAS a permis de faciliter toutes leurs démarches. Désormais, banquiers et assureurs ont pour obligation d’examiner leur dossier et de leur faciliter l’accès au crédit. Autrefois prohibitif, le coût proposé par les assureurs est désormais plus abordable, en particulier, pour les personnes aux revenus les plus modestes. 

Changer d’assurance après la signature du prêt, c'est possible

Au moment du prêt, vous pouvez, en principe choisir entre l’assurance groupe de votre banque ou l’assurance d’une autre compagnie. Mais, il faut reconnaitre que, dans les faits, le prêteur aura un regard plus favorable si vous souscrivez son assurance. C’est pourquoi de nombreux emprunteurs préfèrent opter pour la délégation d’assurance, après signature du prêt. Vous pouvez en effet changer votre assurance, dans un délai d’un an après la souscription et vous donner ainsi toutes les chances de bénéficier d’une couverture équivalente, à un prix réduit. Ainsi, par exemple, vous pourrez choisir l’option des primes d’assurances dégressives. Une solution idéale pour payer moins, au moment de la retraite, par exemple. En revanche, si vous désirez revendre à court ou moyen terme, préférez opter pour des primes lissées.

Quels que soient vos besoins, étudiez attentivement votre assurance de prêt, tant au niveau de la couverture offerte que des tarifs proposés.

Les points clés à retenir

L’emprunteur, qui souscrit un prêt immobilier auprès d’une banque, n’est plus obligé de signer un contrat d’assurance décès-invalidité auprès de cet établissement. Il peut prendre une délégation d’assurance auprès de la compagnie de son choix avec à la clé des économies substantielles.  

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