Taux des prêts immobiliers au plus bas : hausse du pouvoir d'achat ?

Taux des prêts immobiliers au plus bas : hausse du pouvoir d'achat ?
partage(s)

Les taux d’intérêt pratiqués pour les crédits immobiliers ne cessent de chuter. A tarif inchangé, cette tendance vous permet d’acheter plus beau et plus grand : une occasion à saisir ?

Des taux au plus bas sur la période récente…

La diminution des taux d’intérêt observée depuis environ trois ans ne semble pas encore prête à s’inverser, bien au contraire. Les chiffres du dernier tableau de bord de l’observatoire Crédit Logement/CSA atteignent un nouveau plancher record avec une moyenne de 2,50 %, contre 2,59 % le mois dernier et 3,08 % au mois de janvier 2014. Des niveaux exceptionnels, à comparer par exemple à la fin de l’année 2011, lorsque les crédits inférieurs à 3,5 % ne représentaient que 16,6 % du marché.

…pour un gain de pouvoir d’achat !

La baisse des taux constitue un facteur loin d’être négligeable lors de la définition de votre projet immobilier. A montant prêté équivalent, l’opération vous coûtera au total moins cher, ce qui vous permettra de faire jouer l’un des deux leviers suivants : soit obtenir des mensualités moins élevées, et empocher ainsi la différence, soit augmenter vos exigences et emprunter davantage d’argent pour un bien d’une qualité supérieure. Le gain de pouvoir d’achat, autrement dit, peut être réinjecté dans le budget de la famille ou dans un projet immobilier plus ambitieux : à vous de voir !

Un exemple de gain de pouvoir d'achat

A 28 ans, Hélène et Benoît viennent d’emprunter 200 000 € à 2,5 %, sur vingt ans, pour financer leur pavillon en Charente-Maritime. Par rapport à un prêt négocié à 3  %, ils économisent pas moins de 50 € sur chaque mensualité, soit un gain total de 12 000 € sur la durée totale du prêt ! De quoi régler par exemple leur facture d’électricité sur plusieurs trimestres.

Des taux qui restent plus bas dans l’ancien…

La même étude de l’observatoire Crédit Logement/CSA confirme par ailleurs que les conditions sont les plus attractives pour tous ceux qui achètent dans l’ancien : le taux moyen constaté n’est que de 2,49 %, contre « seulement » 2,56 % dans le neuf. Cette différence s’explique essentiellement par le fait que la banque prend un risque supplémentaire en prêtant pour un bien qui reste à construire. L’écart en points de base, certes faible, explique en partie que les prêts pour du neuf sont en général plus longs que dans l’ancien (234 mois contre 220 mois).

…et évidemment variables selon les profils d’acheteurs

Les taux moyens, déjà très bas dans l’absolu, n’empêchent bien sûr pas les profils d’emprunteurs les plus séduisants de bénéficier de conditions encore plus favorables. Les contrats les plus compétitifs, selon le dernière baromètre du professionnel AB Courtage en date du 5 décembre 2014, atteignent jusqu’à 2,05 % sur quinze ans, 2,35 % sur vingt ans et 3,25 % sur trente ans !

Cumulée à la diminution générale des prix à l’achat, la faiblesse actuelle des taux d’intérêt vous permet de réaliser potentiellement d’excellentes affaires, dans le neuf comme dans l’ancien.

Les points clés à retenir

  • Les taux d’intérêt des crédits immobiliers flirtent avec leurs plus bas niveaux historiques.
  • Il en résulte un gain net de pouvoir d’achat pour les acquéreurs.
  • Les conditions seront d’autant plus exceptionnelles que le profil de l’emprunteur est bon.