PTZ 2026 : quels changements pour les primo-accédants ?

Vincent Cuzon
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Vous êtes primo-accédant et souhaitez devenir propriétaire dans le neuf ? Bonne nouvelle, en 2026, le prêt à taux zéro est accessible pour l’achat d’un logement neuf sur l’ensemble du territoire national. Conditions pour en profiter, logements concernés, montant maximal… L’essentiel à retenir sur la version 2026 du PTZ.

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PTZ 2026 : les biens en BRS désormais éligibles, même à la revente. © ah_fotobox – Getty Images
PTZ 2026 : les biens en BRS désormais éligibles, même à la revente. © ah_fotobox – Getty Images
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Qu’est-ce que le PTZ et comment en bénéficier en 2026 ?

Mis en place en 1995, le prêt à taux zéro (PTZ) a pour objectif d’aider les ménages aux revenus modestes à acquérir leur résidence principale dans le neuf ou dans l’ancien à rénover. Il s’agit d’un prêt sans intérêts, sans frais de dossier et dont la durée de remboursement du PTZ peut s'étendre jusqu'à 25 ans, avec une période de différé modulée selon les tranches de revenus.

Réservé aux primo-accédants, le PTZ peut financer une partie de l'achat d’un bien immobilier et doit être complété par un prêt immobilier classique. Le montant du PTZ varie selon la nature du bien, le prix d'achat, la localisation et le nombre de personnes destinées à occuper le logement. Le PTZ peut représenter 50 % maximum du coût total de l’achat.

Disponible jusqu’en 2027, le PTZ s’applique en 2026 à tous les logements neufs, qu’il s’agisse d’appartements en immeuble collectif ou de maisons individuelles, et ce sans restriction liée au zonage géographique.

En 2026, le PTZ reste également disponible dans certaines zones (B2 ou C) pour l’achat de logements anciens, à condition que l’acquéreur réalise des travaux de rénovation représentant au moins 25 % du coût total de l’opération et améliorant la performance énergétique du bien.

Les locataires de logements sociaux peuvent également bénéficier du PTZ pour acheter le logement qu’ils occupent sous certaines conditions, notamment de ressources.

Pour être éligible au PTZ, il ne faut pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les 2 années précédant sa demande de prêt.

Le PTZ 2026 s’ouvre au bail réel solidaire

Jusqu’ici, dans le cadre du bail réel solidaire (BRS), les acquéreurs qui rachetaient le bien après un premier propriétaire étaient exclus du dispositif, rendant les reventes plus compliquées et engendrant un risque de blocage du marché du BRS. Bonne nouvelle pour les acquéreurs : l’une des nouveautés les plus marquantes du PTZ en 2026 est son ouverture à tous les primo-accédants se tournant vers un logement en bail réel solidaire, y compris à la revente. Cette mesure adoptée par amendement fin octobre 2025 devrait permettre de fluidifier ce marché.

Pour rappel, le bail réel solidaire (BRS) est un dispositif permettant d’acheter moins cher en dissociant la propriété du bâti de celle du terrain. Concrètement, les acquéreurs deviennent propriétaires des murs du logement alors que le foncier reste la propriété d'un Organisme de Foncier Solidaire (OFS). En contrepartie, les propriétaires versent une redevance pour l'occupation du terrain. Le bail est signé pour une durée allant de 80 à 99 ans. En cas de revente, le prix reste encadré par l'OFS, qui dispose également d'un droit de préemption.

Quelles démarches pour cumuler PTZ et BRS en 2026 ?

Pour bénéficier simultanément du prêt à taux zéro (PTZ) et du bail réel solidaire (BRS), l’emprunteur doit respecter les mêmes critères d’éligibilité que pour le PTZ classique. Il doit donc être primo-accédant, sauf exceptions liées à l’invalidité ou aux catastrophes naturelles rendant un logement inhabitable, et respecter des conditions de ressources. Pour bénéficier du PTZ en 2026, c’est le revenu fiscal de référence de l’année N-2, soit l’avis d’imposition 2024, qui est pris en compte.

Par ailleurs, les plafonds de ressources ont été revalorisés en 2026, de 8 à 13 % selon les zones, élargissant ainsi l’accès au dispositif. Par exemple, une personne seule peut désormais gagner jusqu’à 37 000 € en zone A. Le montant du prêt peut couvrir jusqu’à 50 % du coût en zone tendue, avec un plafond d’opération augmenté de 25 %, variant maintenant entre 99 000 et 195 000 € selon la situation géographique et familiale.

La constitution du dossier exige des pièces d’identité, un avis d’imposition, une attestation sur l'honneur confirmant le statut de primo-accédant et les documents relatifs au projet. Les locataires doivent ajouter leurs deux dernières quittances et leur contrat de location. La demande s’effectue exclusivement auprès d’une banque conventionnée par l’État.

Pour vérifier votre éligibilité au PTZ, vous pouvez utiliser le simulateur de l'ANIL ou contacter gratuitement l'ADIL de votre département.

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