En ce début d’année 2026, les taux d’emprunt affichent une hausse modérée. Concurrence interbancaire, taux directeurs…, leur évolution dans les prochains mois dépendra de différents facteurs. Alors, à quoi s'attendre en 2026 ? On vous dit tout.
Des hausses de taux maîtrisées en janvier
En janvier 2026, les taux d’emprunt des crédits immobiliers sont en légère hausse. Selon le courtier Vousfinancer, les premiers barèmes reçus pour le mois de janvier affichent une hausse moyenne de 0,10 point, dans un contexte de remontée des taux d’emprunt d’État en fin d’année 2025.
En janvier, les taux moyens atteignent 3,20 % sur 15 ans, 3,40 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans, avec des taux plus bas négociés à 2,8 % sur 15 ans et 2,95 % sur 20 ans et 25 ans. De son côté, Le-Partenaire.fr indique que les acquéreurs peuvent actuellement emprunter à partir de 2,27 % sur 10 ans et jusqu'à 3,48 % sur 25 ans. « Après l’augmentation du taux d’emprunt d’État à 10 ans en décembre à plus de 3,6 %, il n’est pas étonnant que les banques affichent des hausses de taux en ce début d’année », indique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.
Néanmoins, dans un contexte de forte concurrence interbancaire, les taux de crédit devraient rester attractifs dans les premiers mois de l’année 2026. Ce début d’année est donc idéal pour concrétiser un projet d’achat ou d’investissement locatif dans l'immobilier neuf, d’autant plus que plusieurs établissements prêteurs proposent encore aux meilleurs profils des prêts à taux bonifiés, autour de 3 % sur toutes les durées d’emprunt.
Pour 2026, les banques reconduisent leurs prêts à taux bonifié pour les primo-accédants et les acquéreurs de biens avec un bon DPE.
Vers une stabilisation des taux en 2026 ?
En ce début d’année 2026, la vive concurrence entre les établissements bancaires et la réinitialisation des objectifs de production pourraient favoriser quelques baisses de taux ponctuelles dans les prochaines semaines. Néanmoins, hors choc macroéconomique majeur, le scénario le plus probable pour l’année reste une stabilisation du taux moyen autour de 3,5 %.
Cette prudence s’explique par un contexte financier qui demeure fragile. Les taux longs à 10 ans restent élevés, portés par des incertitudes persistantes, une instabilité politique et des défis budgétaires structurels qui maintiennent une prime de risque importante sur la dette française. Parallèlement, la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) reste très mesurée : aucune baisse des taux directeurs n’est intervenue depuis juin 2025. L’inflation étant désormais globalement maîtrisée, les marchés anticipent un maintien du statu quo pour 2026.
L’évolution des conditions de crédit dans les prochains mois dépendra aussi étroitement de la capacité du gouvernement à faire adopter le budget 2026 et à rassurer les investisseurs sur la trajectoire des finances publiques.
Quid du nombre de transactions en 2026 ?
Dans l'immobilier neuf ou l'ancien, le marché actuel s'inscrit sous le signe de la continuité, porté par des indicateurs économiques encourageants. Grâce à une inflation maîtrisée et une croissance en légère progression, le pouvoir d'achat des ménages se stabilise, soutenu par des salaires dont l'augmentation dépasse désormais celle des prix.
Selon le dernier baromètre SeLoger-Meilleurs Agents, cette conjoncture favorable laisse présager une reprise de l'activité, avec un volume de transactions estimé à environ 980 000 ventes et une évolution modérée des prix oscillant entre +2 % et +3 %. Toutefois, ce dynamisme potentiel se heurte à l’imprévisibilité législative. L’immobilier étant un engagement de long terme, l’instabilité des politiques publiques pèse parfois plus lourdement sur les décisions que le niveau des taux d’intérêt. Si le logement est redevenu un enjeu central pour l’exécutif, la réponse politique actuelle demeure fragmentée. Entre ajustements techniques et dispositifs temporaires, l'absence de stratégie cohérente alimente un sentiment d'attentisme chez les investisseurs.
Pour les professionnels du secteur, la résolution durable de la crise passera seulement par l’instauration d’un cadre réglementaire stable et lisible. En résumé, pour que les ménages et les acteurs de la construction puissent se projeter sereinement sur 20 ou 25 ans, le marché a désormais besoin d’un cap politique clair.
Le volume de transactions a atteint environ 929 000 ventes sur les 12 mois glissants à fin octobre 2025, affichant une progression de 11 % sur un an.
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