Lexique immobilier

lexique
ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) :

Opération d’aménagement d’un secteur géographique décidée par une collectivité publique (une ville, par exemple) ou un établissement public et visant à réaliser des constructions et des aménagements publics (équipements créés ou agrandis pour les nouveaux habitants, création de voies et d’espaces verts nouveaux) mais aussi privés (logements, commerces, bureaux, etc.).

Zone inondable :

Secteur géographique ayant déjà été recouvert par les eaux à la suite d’une inondation et susceptible de l’être à nouveau. En dépit des recommandations du ministère de l’Environnement et des Agences de l’eau, de nombreuses habitations sont construites chaque année dans des zones « potentiellement » inondables…

Zone « tendue » :

Secteur géographique à l’intérieur duquel on constate que l’offre de logements disponibles n’est pas suffisante pour couvrir la demande (aussi bien en termes de volume que de prix). En effet, en matière de logement, la tension d’un marché immobilier local se définit en fonction du niveau d’adéquation entre la demande de logements, d’une part et l‘offre de logements disponibles, d’autre part.


Pour info, le territoire français fait l’objet d’un découpage en trois zones :

  1. A bis et A (zones « très tendues »),
  2. B1 et B2 (zones « tendues »),
  3. C (zone « détendue »).

Ce découpage permet de moduler certains paramètres (plafonds de loyers, de ressources…) qu’il est nécessaire de respecter dans le cadre de la mise en œuvre de dispositifs tels que l’investissement locatif, le logement intermédiaire, le Prêt à Taux Zéro (PTZ), le Prêt Social Accession Location (PSLA) ou encore le prêt d’accession sociale (PAS) à la propriété. À compter du 1er octobre, le zonage A/B/C sera redécoupé afin de s’adapter davantage aux réalités locales du marché de l’immobilier.

Des villes comme Bordeaux, Toulouse, Nantes, Dax, Narbonne ou encore Béziers ont ainsi été classées en « zones tendues ».

Zone « très tendue » :

Secteur géographique où il apparaît que le volume de la demande dépasse fortement l’offre de logements disponibles. Pour info, les zones A bis et A (Paris et sa banlieue mais aussi – depuis le 1er octobre 2014 –Lyon, Lille, Marseille ou encore Montpellier) sont certes très attractives d’un point de vue démographique et économique mais ne sont pas adaptées à un profit « investisseur ».

En raison des prix très élevés qui y sont pratiqués, l’investissement risque de ne pas être rentable. En revanche, les zones dites « très tendues » sont plutôt à réserver à des profils d’acquisition patrimoniale, c’est à dire disposant de revenus  confortables et d’un niveau d’endettement bas. 

ZUS (Zone Urbaine Sensible) :

Quartier classé comme prioritaire par les pouvoirs publics eu égard aux difficultés rencontrées par ses habitants (habitat urbain dégradé, chômage). La liste des ZUS est établie par décret. Les ZUS sont composées de Zones de Redynamisation Urbaine (ZRU) et de Zones Franches Urbaines (ZFU). Les ZRU se caractérisent par un taux de chômage élevé, un faible potentiel fiscal et un nombre élevé d’habitants non-diplômés. Quant aux ZFU, ce sont des ZRU dont la population dépasse 8 500 habitants.