Si vous envisagez d’acquérir un logement, la question du choix entre neuf et ancien se pose inévitablement pour vous. Cette année, l’entrée en vigueur de nouvelles normes de construction élève les exigences en matière de performance énergétique pour les bâtiments neufs, tout en abaissant leur empreinte carbone : un double objectif, qui se traduit concrètement par des économies sensibles sur la facture d’énergie. Pour les acheteurs exigeants, la performance énergétique des logements neufs devient un critère central.
- Les logements neufs deviennent les nouveaux standards en matière de sobriété énergétique.
- La RE 2020 impose des exigences accrues pour les programmes neufs concernant le bilan carbone, la performance énergétique, le confort d’été et la qualité de l’air intérieur.
- Les matériaux biosourcés et les solutions bas carbone sont privilégiés pour limiter les émissions de CO2.
- Des seuils plus stricts sont imposés en matière de consommation énergétique : 30 kWh/m²/an max. pour le chauffage, 100 kWh/m²/an max. pour l'ensemble des usages.
Les constructions neuves misent sur la sobriété énergétique
Par rapport au parc existant, les programmes immobiliers neufs proposent des atouts majeurs : confort accru, innovations technologiques et équipements facilitant la vie quotidienne.
Aujourd’hui, les préoccupations environnementales et la transition énergétique dominent les enjeux du secteur immobilier. La réglementation environnementale en vigueur, la RE 2020, marque une avancée significative vers des bâtiments plus durables, repensant à la fois la conception, la consommation énergétique et le confort toute l’année.
En matière de facture énergétique, l’immobilier neuf s’impose donc comme un nouveau standard de référence.
Zoom sur la RE 2020 : des exigences environnementales revues à la hausse
Après l’ère des bâtiments basse consommation (BBC), puis celle des logements passifs, le moment est venu pour la généralisation de bâtiments quasiment autosuffisants.
Dans ces logements, les énergies renouvelables prennent le dessus face aux énergies fossiles. Pour réduire à la fois la consommation d’énergie et l’empreinte environnementale, la RE 2020 introduit plusieurs obligations pour les programmes neufs :
- Le bilan carbone, désormais intégré dès la conception, vise à limiter les émissions de CO2 tout au long du cycle de vie du bâtiment. Pour y parvenir, les matériaux biosourcés, tels que le bois, la paille, le liège ou les fibres végétales, sont privilégiés, tout comme les solutions bas carbone.
- La performance énergétique est renforcée, avec une isolation thermique optimisée et le recours généralisé à des équipements exploitant les énergies renouvelables. L’objectif : réduire les besoins en chauffage et climatisation.
- Pour garantir un confort optimal durant l’été, les bâtiments sont pensés pour limiter les risques de surchauffe, grâce à des systèmes de ventilation et d’isolation performants.
- Enfin, la qualité de l’air intérieur fait l’objet d’une attention accrue, via l’emploi de matériaux limitant l’émission de composés organiques volatils (COV) et la mise en place de dispositifs de ventilation mécanique contrôlée (VMC) à double flux.
Chauffage et climatisation : des besoins réduits au minimum
Grâce à une conception bioclimatique optimisée (Bbio), la RE 2020 impose aux nouvelles constructions des seuils plus stricts en matière de consommation énergétique, qu’il s’agisse d’énergies primaires ou renouvelables :
- La consommation maximale autorisée pour le chauffage est de 12 kWhep/m²/an (soit 30 kWh/m²/an), bien en deçà des 50 kWh/m²/an qui prévalaient avec la RT 2012.
- L’ensemble des usages (chauffage, refroidissement, eau chaude, ventilation, éclairage…) ne doit pas dépasser 100 kWh/m²/an, ce qui correspond à deux fois moins que l’ancienne réglementation.
- Le recours aux énergies renouvelables doit permettre, dans certains cas, d’atteindre l’autosuffisance énergétique, avec la possibilité de réinjecter tout excédent de production dans le réseau local ou national.
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